Exposition de Natalya Saprunova
Faisant partie des derniers peuples autochtones d’Europe, les Saamis de Russie ont perdu leur autonomie nomade avec l’arrivée du pouvoir soviétique dans les années 1920. Ce peuple du Nord, qui vivait autrefois de l’élevage de rennes et de la pêche dans la toundra de la péninsule de Kola, a été contraint d’abandonner la vie itinérante dans le cadre des politiques soviétiques de sédentarisation et d’assimilation culturelle. Enfants de la nature, les Saamis ont vécu douloureusement la perte de leurs rythmes ancestraux, de leur liberté de mouvement et du lien intime qui les unissait à la terre.
Regroupés à Lovozero, principal village saami de la péninsule de Kola devenu une « réserve » culturelle, ils ont été sédentarisés pour travailler dans les kolkhozes. La pratique de la langue, le port des vêtements traditionnels et les rituels spirituels ont longtemps été interdits.
Aujourd’hui, environ 2 000 Saamis vivent encore sur la péninsule de Kola, dans la région de Mourmansk. Parmi eux, à peine 200 parlent encore la langue, essentiellement des personnes âgées.
Fiers de leur culture, ils s’efforcent de préserver leurs pratiques ancestrales et leur identité tout en s’adaptant à la modernité et aux effets du changement climatique dans l’Arctique.
Bio – Natalya Saprunova
Natalya Saprunova est une photographe documentaire basée à Paris et originaire de la région arctique russe de la péninsule de Kola à Mourmansk. Alors qu’elle étudie pour devenir professeur de français en Russie, elle a acquis sa première expérience en photojournalisme au quotidien Mourmansk Messenger.




